Physiopathologie du mal perforant plantaire

Quelle que soit l’étiologie, le primum movens d’un mal perforant plantaire est une neuropathie avec trouble de la proprioception et /ou anesthésie thermo-algique (neuropathie diabétique, atteinte neurologique systématisée, spina bifida…).

Ce trouble de la sensibilité entraîne des déformations du pied et modifie les points d’appuis plantaires, qui deviennent anormaux.

On a alors formation d’un durillon plantaire avec fragilisation des tissus cutané et sous-cutané en regard par ischémie (aggravé par l’angiopathie diabétique et par les éventuelles plaies non ressenties par le patient).

S’ensuit l’ouverture du durillon par nécrose des tissus sous-jacents et infection chronique de l’ulcération jusqu’à suppression de l’appui vicieux (transitoire par mise en décharge, ou définitive par ostéotomie)