Principes du traitement chirurgical conservateur du mal perforant

Le mal perforant plantaire n’est que la conséquence d’une pathologie plus complexe.

Notre but est donc de traiter la cause du mal perforant plantaire et non de nous acharner sur une conséquence (par exemple par la mise en décharge) qui reviendra très vite puisque les troubles architecturaux qui lui ont donné naissance sont toujours là.

Le diabète est incurable jusqu’à présent.

On peut par contre corriger le trouble architectural responsable de l’appui vicieux par des ostéotomies de décharge en amont de l’ulcération.

On excise le mal perforant.

La suture du mal perforant dépend des possibilités de réparation par suture directe ou par un lambeau local.

En fait on laisse fréquemment la plaie plantaire en cicatrisation dirigée.

Sauf cas particuliers, l’appui total est prescrit dès J1 post-opératoire afin de rendre un appui le plus physiologique possible et de limiter les complications de décubitus.

Les cas ne permettant pas l’appui total dès le lendemain sont les ostéotomies tibiales, les arthrodèses de cheville ou de l’arrière-pied, car ils nécessitent une immobilisation plâtrée d’environ 6 semaines.